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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 16:00

Se per vouste malur couneisset pas aquelo jouvo e jinto maire de familho, sapiat qu'es critico à la televisto lou dissamt de sir à l'emissiou de Ruquier "On n'est pas couché" e qu'es journalisto al Figarò Magazine. 


 

Lou Figarò quoutidian, guel, fo la guerro ei lengos de Franço, coumo toùti li Sarkozystos, mas aqueste mati publico dien sa rubrico "Opinions" un article de Natacha Polony.

 


Qu'un article d'una journalisto del Figarò Magazine passe dien la rubrico "Opinions" dien lou Figarò quoutidian mostro plô que lou journau es countro nàutri.

 

 

Relèvi aquel paragrafe luminous :



"Alors, bien sûr, arrive l’argument utilitaire : l’anglais ou l’espagnol plutôt que l’alsacien ou l’occitan. Mais le bilinguisme précoce ne fonctionne que par immersion, et avec un environnement propice, comme des parents ou des grands-parents locuteurs. Et surtout, le bilinguisme est utile en soi, quelle que soit la langue apprise."

 



Per legi lou tèste entier - vous hou counselhier - l'
avet dounc dien Lou Figarò d'aqueste mati, mas vous lou torni bouta çai-après :



"
Opinions

Ces langues qui font la France
Natacha Polony



Et l’on reparle de la charte européenne des langues régionales. Le 28 janvier, les députés doivent se prononcer sur un amendement socialiste dont le but est d’évaluer les chances d’une révision constitutionnelle pour intégrer la charte européenne au droit français. En effet, en 1994, la loi Toubon avait fait ajouter à l’article 2 de la Constitution la mention : « Le français est la langue de la République. » Même si, en 2008, Nicolas Sarkozy avait ajouté à l’article 75 l’idée que les langues régionales appartiennent au patrimoine de la République, il faut, depuis la loi Toubon, une majorité des trois cinquièmes au Congrès pour ratifier la charte. Promesse de campagne de François Hollande ? Mais après tout, pourquoi devrait-il respecter celle-là plus que les autres ?



Les arguments contre la ratification de la charte sont de divers ordres. Le premier, et non des moindres, est de savoir s’il est vraiment urgent de lancer ce genre de débat quand l’économie française est au bord du gouffre. Le deuxième est que ce serait donner libre cours à toutes les revendications particularistes et réduire la République à un amoncellement de communautés défendant leur pré carré. Le troisième, enfin, frappé au coin du bon sens, est qu’au vu des résultats des jeunes Français dans les comparaisons internationales l’urgence est de leur apprendre à parler correctement le français avant de songer à les immerger dans le basque ou le breton. Et s’ils doivent apprendre une langue, il vaudrait mieux que ce soit l’anglais, qui, au moins, leur sera utile.



Pourtant, d’un point de vue pédagogique comme d’un point de vue politique, ces arguments ne tiennent pas. Pédagogique, d’abord. Quiconque a étudié les effets du bilinguisme précoce sait non seulement qu’il développe la capacité à apprendre d’autres langues, mais surtout qu’il permet de mieux comprendre la structure grammaticale des langues. Oui, les élèves d’aujourd’hui, en fin de troisième, ont perdu l’équivalent de deux ans d’apprentissage du français par rapport aux élèves d’il y a trente ans. Et c’est à cela qu’il faut remédier. Sauf que les écoles Diwan et leurs équivalents basques, les Ikastola, présentent d’excellents résultats. Conjonction de méthodes plutôt classiques et d’une motivation accrue des parents.



Alors, bien sûr, arrive l’argument utilitaire : l’anglais ou l’espagnol plutôt que l’alsacien ou l’occitan. Mais le bilinguisme précoce ne fonctionne que par immersion, et avec un environnement propice, comme des parents ou des grands-parents locuteurs. Et surtout, le bilinguisme est utile en soi, quelle que soit la langue apprise. Mais surtout, apprendre l’anglais ou le chinois, des langues étrangères, n’aurait pas la même signification. Et c’est là que ce qui se joue devient politique et met en jeu la nation. Ce que certains prennent encore pour des « patois » sont des langues qui, pour certaines, préexistaient au français. Elles appartiennent à l’identité d’une nation multiséculaire. Comme elles sont un patrimoine pour l’humanité entière, tant il est vrai qu’une langue est une vision du monde. La France, bien sûr, dut se constituer à travers le français, et la République avait besoin de l’unification linguistique. Avant elle, l’ordonnance de Villers-Cotterêt prouve que la promotion d’une langue est politique.



Mais justement, que requiert aujourd’hui une politique de défense de la République ? La mise en avant de la France comme patrimoine commun, la défense de la spécificité française face à une globalisation uniformisatrice. Dans ce combat, les Français défendent leur langue dans le monde entier. Mais que répondre à ceux qui leur diront qu’elle n’est qu’un reliquat et que l’anglais est plus utile ? La défense du français et la défense des langues régionales relèvent d’un même combat, celui pour la culture et la civilisation.



          

           Natacha-Polony.jpg



Rien à voir, donc, avec l’idée qu’il faudrait enseigner davantage l’arabe au nom de la « diversité ». Les jeunes immigrés qui viennent en France ont vocation à faire leur ce pays, ses mœurs et sa culture. Les langues régionales, elles, sont une part de cette culture. Et les défendre permet de distinguer ce qui relève du privé, la religion, les origines, et ce qui relève de la mémoire commune d’une nation, qui nous parle de son histoire et de sa géographie."  


                                       N
atacha Polony 

 

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Published by La Coumpanhio mistralenco - dans actualitat
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Uno citaciou inteligento

La monarchie, dans notre pays, est franque, elle n'est pas gauloise.

 

                  (Proudhon)

Henri Doniol

Les patois de la Basse-Auvergne, 1878

 

Pagino 20

 

« Si l’accentuation, qui est la prosodie de chaque langue, constitue un signe de race,  la race appartient au patois de la haute Auvergne ; dans ce cas le brivadois est en basse Auvergne le moins éloigné du parler d’autrefois, car il suffit d’ajouter peu de chose à sa prononciation pour le rendre identique au patois cantalien. »