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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 18:49

                                      am' apoundou dissate

 

 

Counfirmo tout ço que dizion, soubre la revouluciou vioulento e gaire naciounalo, soubre lou chaple di negres, soubre aquéssi rebèls que sou tout manco de demoucratos.

 

 

Acò'i lou resultat d'uno enquisto en Libio menado per lou CIRET AVT (Centre Internaciounau de Rechirco e d'Estùdis soubre lou Terrourisme e d'Ajudo ei Victimos del Terrourisme)

 

 

Es forço loung, gaire-bé cinquanto paginos. Vous aven beilat lou ligam en letro de nouvèlos. Lou tournan bouta :

http://www.cf2r.org/images/stories/news/201106/rapport-libye.pdf

 

 

Ne vaqui de larjes troçs. Per èsse clar noùsti rares coumentàris sou en lengo d'oc. Atau se sap ço que dizou guéchi e ço que dizen nautres.


 

 

 

PREAMBULE

 


Organisée à l’initiative du Centre international de recherche et d’études sur le terrorisme et d’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT1) et du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R2), et avec le soutien du Forum pour la paix en Méditerranée, une délégation internationale d’experts s’est rendue tour à tour à Tripoli et en Tripolitaine (du 31 mars au 6 avril), puis à Benghazi et en Cyrénaïque (du 19 au 25 avril), afin d’évaluer la situation libyenne en toute indépendance et neutralité et de rencontrer les représentants des deux parties.

1 http://www.ciret-avt.com/

2 http://www.cf2r.org

3 http://www. mpforum.org/

Une telle démarche, dans le cadre de la crise libyenne reste à ce jour unique.

La délégation comprenait les personnalités suivantes :

- Mme Sayda BenHabylès (Algérie), ancienne ministre de la Solidarité, ancien Sénateur, membre fondateur du CIRET-AVT, Prix des Nations Unies pour la société civile,

- Mme Roumiana Ougartchinska (France/Bulgarie), essayiste, journaliste d’investigation,

- Le Préfet Yves Bonnet (France), préfet honoraire, ancien député, ancien directeur de la Surveillance du territoire (DST), président du CIRET-AVT,

- Mr Dirk Borgers (Belgique), expert indépendant,

- Mr Eric Denécé (France), directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R),

- Mr André Le Meignen (France), expert indépendant, vice-président du CIRET-AVT.

 


Les principes qui ont guidé l'action de la délégation sont les suivants :

- attachement aux principes démocratiques : liberté, droits de l'homme et de la femme, résistance à l'oppression tels qu'affirmés dans les actes et décisions de l'ONU ;

- sécurité et sauvegarde des populations civiles ;

- neutralité dans le conflit ;

- interdiction de la promotion des intérêts nationaux ;

- opposition à toute intervention militaire étrangère transgressant le droit international, ou fondée sur un prétendu droit d'ingérence en contradiction avec les principes fondateurs de l'ONU ;

- énonciation des faits excluant tout jugement ;

- sens critique.

Sur ce dernier point, il convient de souligner que la délégation, de par sa composition, a bénéficié d'une expertise approfondie dans l'analyse et le décryptage des situations de crise et de la désinformation. Tout au long de sa mission, dans un conflit plus médiatique que proprement militaire, elle est restée particulièrement vigilante aux risques de manipulation de la part de ses interlocuteurs. Elle a entendu se tenir à distance des contempteurs de la rébellion comme des thuriféraires du régime de Tripoli.

 

 

 

Enfin, la mission a pu être autonome, en terre arabophone, en matière de traduction, grâce à la présence et à la disponibilité de Mme BenHabylès, que toute la délégation tient ici à remercier.

Nota

Ce rapport n’intègre que les événements survenus jusqu’au 30 avril 2011

 

Benghazi :

 

Li membres de la delegaciou ensajou d'esplica perqué la rebeliou coumencè à Benghàzi. L'esplicou per lou passatge de clandestis dempuèi aquesto vilo (d'Egipto en Libio, d'Egipto e de Libio en Uropo...) que genèro touto uno mafia de passadours.

 

 

Avec la disparition de son fonds de commerce et l’arrestation de nombre de ses chefs, la mafia locale a été en pointe dans le financement et le soutien à la rébellion libyenne. De nombreux gangs et membres de la pègre issus des bas-fonds de la ville sont connus pour avoir mené des expéditions punitives contre les travailleurs immigrés africains à Benghazi même et dans les banlieues. Depuis le début de la rébellion, plusieurs centaines de travailleurs immigrés, Soudanais, Somaliens, Éthiopiens et Érythréens, ont été détroussés ou assassinés par les milices rebelles. Ce fait est soigneusement caché par les médias internationaux.

 

Il est patent qu’il a été procédé à des exécutions publiques sommaires. 

 

A Benghazi toujour :

 

Dès le début des manifestations, islamistes et criminels ont immédiatement profité de la situation pour attaquer les prisons de haute sécurité à l’extérieur de Benghazi où leurs camarades étaient enfermés. Après la libération de ses chefs, la rébellion a attaqué les postes de police et les bâtiments officiels, et les habitants de la ville se sont réveillés avec la vision de cadavres de policiers pendus à des ponts. 

 

 

 

De nombreux débordements et exactions ont également eu lieu à l’encontre des travailleurs africains qui ont tous été assimilés à des « mercenaires » : expulsions, assassinats, emprisonnements, tortures. Ces mauvais traitements et l’aide que Kadhafi apporte depuis longtemps à de nombreux pays africains ont renforcé le soutien des Etats du continent à sa personne.

 

 

A Tobrouk

 

Assez peu de volontaires de Tobrouk sont partis au front combattre les forces fidèles à Kadhafi, alors même que les habitants de cette ville, tous d’origine bédouine, se disent beaucoup plus courageux que les « citadins » de Benghazi.

 

 

A Zawiya :

 

L’insurrection de Zaouia - située à moins de 50 kilomètres de la capitale - était préparée et coordonnée, et n’avait a priori rien de pacifique et de spontané.

 

Les manifestants « actifs » n’étaient que quelques centaines (de 300 à 500), en majorité libyens – parmi lesquels un certain nombre revenait de l’étranger - mais aussi, selon la police, Tunisiens et Egyptiens. Dès le début des événements, ils sont entrés en ville et en ont immédiatement occupé le centre, entraînant une partie de la population avec eux. Ils ont installé leur QG dans la mosquée.

 

Pendant trois semaines, la police a reçu l’ordre écrit de ne rien faire contre les manifestants, de ne pas tirer, de ne pas s’opposer. Elle a même été contrainte d’évacuer ses propres locaux sous la pression des émeutiers.

 

Le régime, surpris par l’ampleur de l’insurrection, n’a pas voulu déclencher de bain de sang pour ne pas se couper des tribus et ne pas provoquer des phénomènes de vendetta. Il n’est pas exclu que le ministre de l’Intérieur, Abdul Fatah Younis ait délibérément donné l’ordre de ne rien faire afin de laisser la rébellion se développer, dans la perspective de son propre départ vers Benghazi.

 

Pendant ces trois semaines, tous les bâtiments publics ont été pillés et brûlés : postes de police, bureaux de la sécurité intérieure, tribunaux, état-civil, prisons, etc., etc.

 

(Abdul Fatah Younis es d’uèi lou coumandant generau dei milìcios senoussitos.

http://mistralenc.over-blog.com/article-que-ne-pensou-las-infirmieros-bulgaros-70834184.html

 Sario estat tuat desempuèi.)

 

Toujour à Zawiya :

 

Il y a également eu des exactions (femmes violées, quelques policiers isolés tués) et des victimes civiles pendant ces trois semaines au cours desquelles la ville était sous le contrôle des insurgés. Les victimes ont été tués « à la mode » des GIA algériens (égorgés, yeux crevés, bras et jambes sectionnés, parfois corps brûlés). Une partie de la population, apeurée, a alors fui la ville.

 

 

Au bout de trois semaines, l’armée a reçu instruction de reprendre Ziaouia. Les combats ont duré environ trois jours et n’ont pas été d’une intensité extraordinaire si l’on se réfère aux traces visibles. De 100 à 150 combattants armés ont tenté de résister en se livrant à une guérilla urbaine. La moitié est parvenue à prendre la fuite vers les montagnes, les autres ont été tués. Quelques rares prisonniers ont été faits.

 

 

Premiers enseignements

 

La « révolution » libyenne n'est donc pas une révolte pacifique. Le mouvement n’est pas né dans la capitale et n’a pas de racines socio-économiques. Son épicentre se situe dans l’Est du pays, en Cyrénaïque, région traditionnellement opposée au pouvoir central. Et le mouvement a rapidement évolué vers la lutte armée.

 

Le « front » se situe quelque part dans le centre du pays, au fond du golfe de Syrte - région où se trouvent les installations et les gisements pétroliers - autour et dans les villes de Ras Lanouf, Brega et Ajdabiya.

 

Le conflit terrestre s’enlise, malgré le soutien de la communauté internationale à travers les bombardements de l’OTAN qui ont manifestement dépassé le cadre imparti par l’ONU : la détérioration de la situation humanitaire qui en découle dans ces villes est très préoccupante, en dépit de l’aide internationale qui y parvient.


 

 

 

Ensach de manipulaciou à Misrata coumo ammé l'afaire del faus boumbardomen del merchat de Saraievo :

 

 

 

Les enjeux de la bataille de Misrata

 


La ville portuaire de Misrata est le dernier bastion rebelle en Tripolitaine. Elle résiste depuis plus de deux mois aux forces du régime, grâce aux livraisons régulières de nourriture et de médicaments, d'armes et de munitions par voie maritime.


Peu à peu, la ville est en train d’apparaître, aux yeux du monde « libre » comme une version libyenne de Sarajevo. Les rebelles de Benghazi espèrent qu'une crise humanitaire dans Misrata persuadera la coalition occidentale de déployer des troupes au sol afin de sauver la population.

 


Courant avril, l’ONG Human Rights Watch a publié des données chiffrées concernant Misrata, révélant, contrairement aux affirmations des médias internationaux, que les forces fidèles à Kadhafi n’en ont pas massacré les résidents. Misrata compte une population d’environ 400 000 habitants. En près de deux mois d’affrontements, seulement 257 personnes - dont des combattants - y sont mortes. Parmi les 949 blessés, seulement 22 – soit moins de 3% - sont des femmes. Si les forces du régime avaient délibérément ciblés les civils, les femmes représenteraient environ la moitié des victimes.

 

 

 

Il est ainsi maintenant évident que les dirigeants occidentaux - au premier rang desquels le président Obama - ont grossièrement exagéré la menace humanitaire pour justifier leur action militaire en Libye.

 

Le véritable intérêt de Misrata est donc ailleurs. Il est à la fois symbolique et stratégique : le fait que cette ville reste aux mains des insurgés permet de dire que la résistance contre Kadhafi n’est pas limitée à l'est de la Libye et donc que la rébellion n’est pas de nature sécessionniste ; par ailleurs, le contrôle de ce port en ferait une base de départ idéale, à 220 km seulement de Tripoli, dans l’hypothèse d’une offensive terrestre contre Kadhafi.

 

 

 

LES CONSEQUENCES DU CONFLIT

La fuite des communautés étrangères

Avant la révolution, la Libye, même totalitaire, offrait emplois et revenus à sa population et à de très nombreux travailleurs étrangers, africains et asiatiques. Elle a longtemps absorbé le chômage des pays voisins. De nombreux immigrés travaillaient dans l’industrie pétrolière et le bâtiment.

Environ 3 à 4 millions d’étrangers ont quitté le pays sous la pression des événements :

- 1,5 à 2 millions d’Egyptiens,

- 1 million d’Africains du Sahel, d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale,

- 600 000 Soudanais,

- plus de 200 000 Marocains,

- plus de 100 000 Tunisiens,

- 60 000 Palestiniens,

- 10 000 Algériens,

- ainsi que de nombreux Turcs, Philippins, Sri Lankais et autres Asiatiques.

La guerre civile a ainsi provoqué le retour chez eux de nombreux émigrés économiques, alors même que leurs pays connaissent un important chômage. Cet exode risque d’aggraver significativement la situation intérieure de ces Etats : ils perdent une source de revenus - celle des transferts de fonds des émigrés - et voient revenir chez eux des travailleurs qui vont grossir la masse des chômeurs et des insatisfaits. Cela va accroître le nombre des candidats { l’immigration clandestine vers l’Europe, car les pays du Golfe ne sont pas intéressés par des migrants venant de pays, qui même s’ils sont « frères », n’en sont pas moins « révolutionnaires » et préfèrent les travailleurs immigrés en provenance d’Asie. 

 

 

                                             Lou CNT es pas gaire representatiéu :

 

 

Ainsi, le CNT est peu homogène, une partie de ses représentants dissimulent leur identité pour des raisons discutables et ses principaux dirigeants sont des personnes au passé plus que chargé. En l’état actuel des choses, il n’offre aucune garantie d'orientation démocratique réelle.



Les individus qui sont mis en avant - principalement des avocats, des professeurs, des universitaires - sont en réalité peu représentatifs. Il s’agit d’abord de ceux qui parlent le mieux anglais et savent dialoguer avec les Occidentaux et les médias. 

 

 

Aussi, les premières dissensions en son sein n’ont-elles pas tardé à se faire jour. Ainsi, Abdul Hafiz Ghoga, ancien président de l’association des avocats libyens et représentant le plus connu des groupes d'=’opposition – c’est lui qui a conduit le rébellion dans les premières semaines à Benghazi – a démissionné fin avril.

 

 

 

Le poids du mouvement monarchiste senoussi

 

Khadafi tient son pouvoir d’une alliance entre les tribus de l'ouest, du centre et du sud du pays (Fezzan et Tripolitaine), au détriment des tribus de l’est (Harabi et Obeidat), proches de l’ancienne monarchie.

 

La tradition politico-religieuse dominante en Cyrénaïque est celle des Sénoussi, une secte anti-occidentale musulmane, fondée en 1842 à Al-Baïda, qui pratique une forme conservatrice et austère de l'islam. Elle est étroitement associée à la monarchie, depuis que le roi Idriss Ier - installé par les Britanniques en 1951 et renversé par Kadhafi en 1969 - en a été le chef.

 

Ces monarchistes-intégristes ne sont en rien des démocrates et demeurent opposés à toute forme de gouvernement moderne, malgré leurs déclarations d’intention. L’une de leur motivation est leur volonté farouche de revanche sur l’histoire, suite au coup d’Etat de 1969 et ils n’ont d’autre but que de rétablir la monarchie et d’éliminer Kadhafi.

 

L’un des chefs de tribus rencontré à Tobrouk - dirigeant local du CNT, dont le père était ministre du roi Idriss - n’a pas fait mystère de son opinion : la monarchie est pour lui une condition indispensable de la stabilité du pays.

 

 

 

Des dirigeants contestables

 

- Le président du CNT, Mustapha Abdujalil al-Bayda, était ministre de la Justice de Kadhafi il y a encore quelques mois. Il a démissionné le 21 février, au début du mouvement de contestation. Considéré comme un traditionnaliste, soutenu par les islamistes et les tribus, il n'a pas laissé de très bons souvenirs en Bulgarie : quand il était président de la Cour d'appel de Tripoli, il a confirmé, à deux reprises, la peine de mort des infirmières bulgares et du médecin palestinien emprisonnés à Benghazi de 1999 à 2007. En récompense de son intransigeance, le Guide l’a nommé ministre de la Justice en 2007.

 

 

 

 

Toutefois, de nombreuses inquiétudes subsistent. En effet, dans le texte de son Appel à un projet de charte nationale transitoire, l’Article 1 stipule : « La Libye est un Etat indépendant, souverain et unifié, non divisé. C’est un Etat démocratique, décentralisé, le peuple est la source du pouvoir. Sa religion est l’islam et les principes de la shariah islamique sont la source de ses lois. Sa langue officielle est l’arabe. Sa capitale est Tripoli. Les citoyens sont libres et égaux en droit et en devoir devant la loi ».

 

Certains insurgés déclarent « Nous sommes nombreux à appeler de nos voeux une démocratie qui respectera nos coutumes religieuses », sans y voir de contradictions…

 

 

 

 

- Reconsidérer les relations avec les Etats africains

 


Force est de constater le caractère raciste de l'insurrection libyenne. Tous les noirs présents en Libye orientale sont traités comme des mercenaires au service de Kadhafi. Les insurgés affichent un très fort ressentiment à l’égard des pays d’Afrique subsaharienne. Dès que l’Etat nouveau sera créé, il durcira, selon plusieurs membres du CNT, sa politique contre les Africains coupables d’avoir aidé Kadhafi.

 

Ce ressentiment est nourri par l’attitude de l’Union africaine (UA) qui, le 10 mars, a proposé une feuille de route à Tripoli, mais pas au CNT. Les insurgés n’ont, en conséquence, pas voulu en entendre parler.

 

Lorsque les délégués de l’UA sont enfin venus à Benghazi, ils ont présenté un document en français et en anglais - mais pas en arabe - sans évoquer le départ de Kadhafi, ce qui est un préalable pour le CNT. L’UA qui passe pour être favorable à Kadhafi, ne proposait qu’un cessez-le-feu et des réformes constitutionnelles pour sortir de 42 ans de dictature.

 

 

 

 

                                  Uno revouluciou pas gaire naciounalo :

 

 

Globalement, les dirigeants du CNT font preuve d’un enthousiasme naïf et touchant, mais ils ne savent pas le prix qu’il leur faudra payer pour la liberté. Un prix politique, mais aussi économique, tant il apparaît que les puissances internationales feront rembourser d’une manière ou d’une autre les coûts du conflit.

 

 

Malgré l'aide étrangère qui leur parvient et leur permet de continuer à se battre, ils se sont révélés incapables de vaincre l'armée libyenne. Sans le soutien occidental, il y a longtemps qu’ils auraient été anéantis.

C’est pourquoi ils délèguent cette mission à la coalition internationale, quitte à la critiquer vertement quand ils considèrent que l’OTAN n’en fait pas assez ou lorsqu’un missile rate sa cible et provoque des dégâts collatéraux.

 

 

Les membres de la mission ont été très surpris par le caractère artificiel de cette « révolution » par procuration, dont les acteurs brandissent des drapeaux étrangers, scandent le nom de Sarkozy et réclament une intervention de l’OTAN pour parvenir à leurs fins, qu’ils affirment démocratiques.  

 

 

 

                                           Lous boumbardaments :

 


L’absence d’opérateurs au sol a parfois conduit à un certain gaspillage de moyens : ainsi quatre missiles Tomahawk ont été tirés sur les hangars de la base navale de Tripoli – laquelle n’a au demeurant rien à voir avec la No Fly Zone – pour détruire 4 véhicules lance-missiles anti-navires d’entraînement. 3 millions de dollars ont ainsi été dépensés pour réduire en cendres des matériels inertes.

 

 

 

Selon le général Bouchard, officier canadien commandant l’opération de l’OTAN, près de 30% du potentiel des forces libyennes auraient été détruits grâce aux frappes de la coalition. Le souvenir des évaluations très largement erronées de la campagne aérienne de l’OTAN contre les forces serbes lors de la guerre du Kosovo, doit conduire à relativiser cette estimation.

 

Certains experts militaires accusent les forces de la Coalition d’utiliser des armes contenant de l’uranium appauvri. L’OTAN a démenti l’usage de ces armes, mais les experts, qui ont analysé les photos des attaques aériennes contre les forces de Kadhafi, en ont conclu que de telles armes ont très probablement été utilisées. Si aucune preuve n’en existe, le doute subsiste. Il doit être dissipé, sauf à encourir les foudres de la justice internationale.

 

 

 

Les dommages collatéraux

Les bombardements ont été d’une précision extrême et les dégâts collatéraux assez faibles, mais indéniables. Certaines frappes de l’OTAN ont eu des conséquences dramatiques pour les populations civiles.

A Mizda, alors qu’elles visaient des installations militaires, des frappes aériennes de l’OTAN auraient touché l’hôpital, les logements de fonctions des médecins et une quarantaine d’habitations situées à proximité, faisant de nombreux blessés parmi les civils et le personnel médical, dont des médecins nord-coréens.

En plus du choc psychologique et du traumatisme qu’elles ont subi, des familles entières ont du quitter leur logement pour se réfugier sous des tentes. La délégation qui les a rencontré a pu noter la grande précarité de leurs conditions de vie.

La délégation a également noté l’incompréhension de la part des habitants de l’ouest et du sud du pays quant aux raisons et motifs de ces bombardements. Elles vivent très mal le fait d’être considérées comme des criminels par le seul fait d’être des citoyens libyens. Elles ne comprennent pas que seuls les intérêts des populations de l’est du pays soient pris en considération par la coalition internationale.

Selon d’autres témoignages recueillis, à Misrata et Zaouia, les frappes de l’OTAN auraient également causé des dégâts dont ont été victimes des populations étrangères. Une centaine de familles algériennes ont tout perdu et d’autres ont été obligées de quitter les lieux en abandonnant derrière eux tous leurs biens ; certains familles sont toujours à la recherche de leurs proches portés disparus.

 

 

 

Les limites des frappes de l’OTAN

Après plusieurs semaines de bombardement, les frappes de l’OTAN ont rapidement montré leurs limites En effet, les forces du régime ont su s’adapter pour réduire l’effet des actions aériennes :

- en utilisant des moyens légers (pick-up notamment), dont l’apparence est plus difficile à identifier par les aéronefs de surveillance ;

- en dissimulant leur armement lourd, très vulnérable, et en le déplaçant de nuit vers la zone de combat ;

 

Au demeurant, des unités d’infanterie entraînées et motivées, disposant d’appuis-feu légers - mortiers, lance-roquettes, snipers - sont tout à fait en mesure de tenir des zones urbaines et d’y défaire les insurgés sans que la puissance aérienne ne soit en mesure d’intervenir efficacement.

En l’état actuel des choses, la décision ne semble donc pas pouvoir être emportée par une action reposant sur des frappes aériennes et des conseillers militaires.

En effet, plusieurs facteurs limitent les perspectives de dislocation des forces de Kadhafi :

- le retrait des moyens de combat américains fin mars,

- le fait que seuls six pays, aux moyens limités, participent aux frappes,

- les difficultés de l’OTAN { organiser un contrôle opérationnel efficace,

- la faiblesse des forces terrestres de l’insurrection,

- l’adaptation tactique des forces libyennes pour contrer l’effet des frappes aériennes

La décision de l’armée de l’air américaine de déployer des drones armés Predator ne devrait guère modifier cet état de fait.

 


                       Tripòli visco nourmalomen

 

 

 

Observations de la délégation


La délégation a passé une semaine complète à Tripoli.

 

Aucun déploiement de forces ou dispositif militaires n’était visible en ville, où l’ambiance n’était absolument pas celle d’un pays en guerre. Les Tripolitains circulaient normalement et se rendaient même sur le bord de mer en soirée. Les policiers en ville n’étaient pas armés.

A la sortie de Tripoli, des barrages étaient installés sur les routes. Mais ils n’étaient constitués que d’une poignée d’hommes (police, milice, armée selon les cas) légèrement armés (parfois du ZSU 23/2 sur pick up). 

 

 

 

La stratégie américaine

Les Etats-Unis ont un intérêt capital à contrôler la Libye, ou du moins de faire de cet Etat un satellite. Certes, ce pays n’assure qu’un peu moins de 2 % de la production mondiale de pétrole, mais il dispose des plus grandes réserves confirmées de tout le continent africain. Ses hydrocarbures sont de bonne qualité, d’extraction aisée et rentables.

 

Par ailleurs, Washington souhaite prendre sa revanche contre Kadhafi lequel a refusé, en 2008, de rejoindre l’US Africa Command (AfriCom), commandement régional instauré par le Pentagone pour lutter contre le terrorisme et la pénétration de la Chine en Afrique. Le guide libyen avait alors déclaré s’opposer { cette « démarche impérialiste qui essaie d'acheter tout le continent ».

 

 

 

                                           La divisiou de l’Uropo :

 

En revanche, la France et le Royaume-Uni, n’ont pas su ou pu conclure de contrats avantageux avec Kadhafi. Aussi, n’ont-ils pas hésité à s’engager aux côtés des rebelles afin de renverser le régime de Tripoli.

 

Au-delà de l’approche économique, l'Allemagne a mis en garde ses partenaires considérant que cette aventure militaire présentait des grands risques. Les autorités de Berlin ont insisté sur le fait qu’elle pouvait déboucher sur une partition de la Libye qui pourrait entraîner l’apparition d’un Etat terroriste et/ou d’un Etat en faillite à la porte de l'Europe. Mais elles n’ont pas été écoutées.

 

L’Europe est ainsi divisée entre « interventionnistes » britanniques et français et « attentistes » allemands et italiens. Elle joue davantage la partition américaine que la sienne propre et prend des libertés avec la résolution 1973 de l’ONU. Cette Europe cherche et trouve des alliances auprès de régimes dont les références dictatoriales valent largement celles de Muammar Kadhafi : l’Arabie saoudite, le Qatar et les Emirats arabes unis.

Le royaume saoudien et le régime de Doha ont joué un rôle décisif dès les premières heures de la rébellion, par l’intermédiaire de leurs chaines de télévision Al-Arabia et Al-Jazira qui ont « fait » l’opinion à partir de données erronées, sinon délibérément mensongères.

 

Ce curieux parrainage d’une révolution qui se veut démocratique et respectueuse des droits de l’homme par des pétromonarchies rétrogrades ne gêne en rien les authentiques régimes libéraux de l’Occident.

 

Certaines sources évoquent que le Qatar et l’Arabie saoudite - avec le soutien des Emirats arabes unis - seraient favorables à la création d’une « monarchie pétrolière senoussi » en Libye orientale.

 

Dernier pays intéressé au conflit et non le moindre, l’Egypte n’a jamais accepté le rattachement de la Cyrénaïque et de ses réserves pétrolières à Tripoli, lors l’indépendance de la Libye, proclamée en 1951. A l’occasion d’une tentative infructueuse de renversement de Kadhafi, en 1991, Washington aurait d’ailleurs promis au Caire le rattachement de la Cyrénaïque.

 

 

 

Uno decido preso per un Sarkozy inhourent influenciat per de jousieus apatrido e racistos :

 

-        Les conditions de la décision présidentielle sont également à prendre en compte. Le chef de l’exécutif a effectué ce choix risqué à un moment où son principal conseiller - Claude Guéant, fin connaisseur du dossier libyen - venait de quitter l’Elysée pour le ministère de l’Intérieur et ou Bernard Bajolet, le coordinateur national du renseignement – expert reconnu du monde arabe – quittait ses fonctions pour prendre l’ambassade de Kaboul. En conséquence, le président s’est trouvé sans ses garde-fous habituels, soumis à l’influence de Bernard-Henri Lévy et de l’émir du Qatar, qui l’ont poussé à recevoir, à reconnaître et à soutenir le CNT.

 

 

 

Cette hypermédiatisation de la participation française est particulièrement trompeuse et dangereuse. Certes, certains contrats secrets ont déjà été conclus avec les insurgés, mais rien n’assure aujourd’hui que le pari du président Sarkozy de renverser le régime sera tenu. En cas de maintien au pouvoir de Kadhafi, les entreprises françaises se retrouveront dans une position extrêmement défavorable. En cas de partition du pays ou de négociation entre les parties, la France ne pourra jouer aucun rôle d’arbitre tant le ressentiment à l’égard de son président est fort à Tripoli. 

 

 

 

 

                                   L’irrespounsabilitat de Sarkozy :

 

 

 

(Felibre d’Auvernho emplegabo ja lou mot dien soun article « Lis eveniments de Libio à la lutz de l’Istòrio e de la Geougrafìo :

 

http://mistralenc.over-blog.com/article-libio-lis-eveniments-a-la-lutz-de-l-istorio-69324399.html

 

Dizio també :

« Uno intervenciou militàrio franceso es pensablo se Sarkòzy es incounscient. »)

 

 

 

 

Nous sommes convaincus que cet engagement irréfléchi de Paris dans le conflit libyen fait le jeu de Washington, qui laisse Nicolas Sarkozy s’afficher en moteur de la coalition, au risque, en cas d’échec, d’endosser toute la responsabilité de cette affaire. L’attitude plus discrète du président Obama permettra alors aux Etats-Unis de tirer les marrons du feu.

 

 

 

LE RISQUE TERRORISTE

 

Il n’y a pas de preuves irréfutables de la présence de terroristes, mais par nature ce type de présence est malaisément décelable. Ce qui est en revanche visible, c’est l’ambiance en Libye orientale, clairement marquée par l’intégrisme : les nombreuses femmes intégralement voilées, les hommes portant la barbe, imposent la comparaison avec l’Iran des ayatollahs.

 

 

Il convient également de noter que les Frères musulmans libyens sont traditionnellement implantés dans l’Est du pays. Surtout, depuis près de deux décennies, la Cyrénaïque – et plus particulièrement le djebel Akhdar - est la zone refuge du GICL.

 

 

 

Le Groupe islamique de combat libyen

 

 

Le Groupe islamique de combat libyen (GICL) a été fondé en Afghanistan, au début des années 1990, par des moudjahidines libyens, vétérans de la guerre soviéto-afghane, restés sur place à l’issue du conflit. Son existence n’a toutefois été officiellement annoncée qu’en 1995. Le GICL est inscrit sur la liste noire des organisations terroristes par le Conseil de sécurité de l'ONU.

 

À partir de 1995, sous la houlette d’Abou Abdallah Saddik, son leader historique, le GICL s'est lancé dans le djihad contre le régime de Tripoli. Une grande partie de ses militants est alors rentrée en Libye afin de renverser le colonel Kadhafi et de lui substituer un Etat islamique radical. Des actions terroristes ont ainsi été menées à l’intérieur du pays. Les services de sécurité ont alors réussi à déjouer une tentative d’attentat dirigée contre le Guide libyen en 1996. Ce dernier a aussitôt lancé une lutte sans merci contre le GICL et, chose impensable jusqu’alors, une coopération étroite a été établie avec les services de renseignement occidentaux pour lutter conjointement contre Al-Qaïda. Cette décision a fait du colonel Kadhafi un ennemi à abattre pour l’organisation.

 

 

 

                                               IMPOURTANT

 

Lou CIRET AVT aviso que ço que dizou vau pel mes d'abril.

 

Desempuèi, li civils de Tripòli sou boumbardats sèns pietat : lis oustaus, lis escolos, lis espitaus, lei glèisios, lei mousquèios.

 

Desempuèi Sarkòzy es passat à la douctrino Jouspi : podes pas vencer l'armado, chaples li civils.

Amai lou bloucus de las poutingos per la floto franceso fai que i o pas mai d'insulino en Libio e li diabetiques mourissou lous un après lous autres, coumo lous diabetiques iougouslaus à l'epoco de Jouspi lou Sanguinous.

 

 

Ajdabiya es pas mai abitablo. Acò fai mai de cent milo persounos sèns oustau per aquelo soulo vilo.

 

Sounque ièr li boumbardomens aun tuat nau cent persounos à Tripòli e fat quatre milo nafrats - à l'UMP preténdou "proutegi li civils" ! 

 

 

Mai de cent fennos sou estados fourçados per li rebèls senoussitos à Misrata. Un centenau d'autros sou estados enmurados vivos dien lours oustaus puèi que refusabou aquel desounour. 

 

 

                         image002.jpg

 

                                   Coumo Jouspi en Iougouslàvio,

                                   Sarkòzy boumbardo lis oustaus.

 

 

Coumo hou dizio Roland Dumas quand anounciabo lou depaus d'un clam en Justìcio countro Sarkòzy per crime countro l'umanitat :

 

“this mission, which is supposed to protect civilians, is in the process of killing them.” He said the war in Libya was “a brutal aggression against a sovereign nation.”

 


("Aquelo missiou que pretend proutegi de civil passo soun temp à lous tua." Diguè també que la guerro en Libio èro "uno agressiou brutalo countro uno naciou soubirano".)

Rouland Dumas, filh d'un resistent fusilhat à Brantome per li nazistos, fouguè també l'avoucat del courounèl Guingouin quand li coumunistos l'acusèrou de murtre en 1948.

Ero assouciat à un aute avoucat debutant, Mèstre Badinter, e ganhèrou lou proucès.

 

 

Li coumunistos perdounabou pas  à Jòrdi Guingouin d'avèdre desaprouvat la poulitico d'amistat del PCF  ammé las autouritats d'oucupaciou alemondo al noum del pache entre "lous pobles alemond e souvietique".

 

 

Ero dintrat en resisténcio talèu 1940 en Lemouzi.

 

 

Un article del "Nouvel Observateur" soubre Internet nous dis que la guerro de Libio empacho Sarkòzy de dourmi :

 

http://lemotjuste.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/06/18/temp-fa31ce563b9eb725ed4c2cff1d891cf2.html.

 

 

 

Noto :

 

Quauques troçs de biougrafìo de Jòrdi Guingouin :

 

Mas Guingouin vezio pas lis interés de Stalin, vezio lis interés de soun poble. Acò, lou Partit Coumunisto hou li perdounarò pas jamai, qu'ensajarò de lou tua dous cop durant la guerro, dous cops à la Liberaciou, e dous ou tres cops inquèro din lis annados 1980. 

 


Ei dit qu'èro de counviccious coumunistos, mas voulio pas faire una resisténcio coumunisto que sario diferento dis autros, inquèro min oupausado is autros. 

 

 

En agoust de 1944, quand o delieurat Lemotges, coumando mai de vint milo omes. Aviso un de si batalhous ounde li souldats aun mes un brassau ammé la fauç e lou martèl. Fo destruze cossé li brassaus soubre lou frount de las troupos. Esplico : 

 


« San de souldats de la Franço, e noun-pas d'un partit poulitique, nousto missiou sagrado es de restaura la Republico, de tourna la soubiranio al poble, que pougo l'exerça en touto libertat. Cò'i pas questiou d'impausa un pouder poulitique per las armos. » 

 

 

                                                  JOUVENTUT 

 

Jòri Gingouin nasquè lou 2 de febrié de 1913 à Manhac-Laval en nalt- Lemouzi. Soun paire Charle èro souto-ouficier de mestier e sa maire èro directriço d'escolo. Es la filho d'un oubrier pourcelanier de Lemotge. Manco pas de se reculi davant las toumbos de li que toumbèrou durant lis esmautos.  

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Uno citaciou d'un arabe cristiô

« So que retrazi d’uèi al mounde arabe, acò’i l’indigenço de sa counsciéncio mouralo, ço que retrazi à l’Oucident, acò’i sa proupensiou à muda sa counsciéncio mouralo en esplecho de douminaciou. »

 

                                                                                     Amin Ma'alouf

Uno citaciou inteligento

La monarchie, dans notre pays, est franque, elle n'est pas gauloise.

 

                  (Proudhon)

Henri Doniol

Les patois de la Basse-Auvergne, 1878

 

Pagino 20

 

« Si l’accentuation, qui est la prosodie de chaque langue, constitue un signe de race,  la race appartient au patois de la haute Auvergne ; dans ce cas le brivadois est en basse Auvergne le moins éloigné du parler d’autrefois, car il suffit d’ajouter peu de chose à sa prononciation pour le rendre identique au patois cantalien. »