Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 20:52

Diguè també :


« Y tú, puedes decir a tus amigos bretones, los que defienden su idioma, que siempre los apoyaré ! »

 

 

                                  
Paco Ibàñez chanto mai que mai en espanhòu mas bouto també toujour dien si councèrts uno chansou basco e uno chansou prouvençalo, malirousomen se saben quonho'i la chansou basco saben pas quonho'i la chansou prouvençalo."


Fai quauques jours, à Paris, abans d'entouna la chansou prouvençalo,  diguè :


« Il y a un gars, chez vous, qui se présente aux élections présidentielles, là…“Mélichon”… »


« Ah oui, Mélenchon ! J'ai lu dans un journal qu'il avait dit : “La France, c'est un pays, avec une langue ! ” S'il a vraiment dit ça, qu'il ne vienne pas me voir ! C'est un fasciste ! »


« C'est ni plus ni moins ce que disait Franco, c'est du fascisme ! »


http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/02/24/paco-ibanez-sur-les-langues-melenchon-est-un-fasciste-229680


Per escouta Ibàñez en espanhòu :

http://www.youtube.com/watch?v=Fma3Dd54j3o&feature=related

Malirousomen youtube presinto pas li pouèmos de Luis de Gòngora que chanto també e que sou meravilhous coumo "Lloraba la niña" "Mi niña se fue a la mar" e tant d'autres, mas li troubarés dien lou primier ligam :



Vous sufis de pica "entrée" puèi "discographie" , puèi "Paco Ibàñez 1" puèi soubre la flècho jauno souto lou noum "luis de gongora".
Ourés almen la debuto d'una chansou de Gòngora "Lloraba la niña"

                    

 

http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/02/24/paco-ibanez-sur-les-langues-melenchon-est-un-fasciste-229680

Sur scène, une chaise en bois. Noire. Deux pieds de micro. L'un pour la voix, l'autre pour la guitare. Un cube noir sur lequel est posé un verre d'eau. L'éclairage, sobre, illumine l'espace encore vide. Puis entre le chanteur, simplement vêtu d'un pantalon et d'une chemise noirs. Il tient dans sa main une guitare classique. Il nous salue dans un français parfait, met un pied sur la chaise et pose sa guitare sur sa cuisse. C'est parti !

Entre deux poèmes des plus grands écrivains hispanophones (Garcia Lorca, Pablo Neruda…) qu'il a mis en musique, le jeune homme de 77 ans nous raconte sa petite enfance à Barcelone, son exil en France à l'arrivée de Franco, la déportation, par Pétain, de son père valencien anarchiste, dans un camp français, le second exil dans sa famille maternelle au Pays basque jusqu'à l'adolescence. Puis, il y a l'arrivée à Paris, ses rencontres avec Brassens, Dali, Ferré, Soto ou Pierre Pascal…

« Mais non, pas Jean-Luc ! »

Vers le milieu du concert, après avoir annoncé une chanson en provençal, il s'arrête et lance à l'assistance attentive :

« Il y a un gars, chez vous, qui se présente aux élections présidentielles, là… “Mélichon”… »

Mélenchon « frileux » sur les langues régionales ?
Le candidat du Front de Gauche à la présidentielle s'est opposé à plusieurs reprises à l'introduction des langues régionales dans la Constitution, au titre de patrimoine de la France, et par rapport à la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ; ce, au nom de l'égalité entre citoyens – « Je ne dis pas que les langues et les cultures régionales conduisent nécessairement à la sécession et au communautarisme, mais le risque existe », déclare-t-il par exemple au Sénat en mai 2008. Il est revenu sur la polémique début février 2012, lors d'une conférence de presse à Montpellier : « Il y a en France, des langues de France. » Rue89

Juste à côté de moi, à un mètre sur ma gauche, deux femmes, la cinquantaine, exultent : « Mé-len-chon ! Jean-Luuuc ! » Le chanteur se reprend :

« Ah oui, Mélenchon ! J'ai lu dans un journal qu'il avait dit : “La France, c'est un pays, avec une langue ! ” S'il a vraiment dit ça, qu'il ne vienne pas me voir ! C'est un fasciste ! »

Silence médusé des deux quinquas.

« C'est ni plus ni moins ce que disait Franco, c'est du fascisme ! »

Les quinquas se reprennent et lancent :

« Il a pas dit ça ! Mais non, pas Jean-Luc ! »

Paco Ibanez hausse alors les épaules et dit :

« Je ne sais pas s'il l'a dit, moi je l'ai juste lu dans un journal. Mais moi aussi, je préférerais qu'il ne l'ait pas dit. Mais s'il l'a bien dit, qu'il ne vienne pas me voir, celui-là ! »

Les deux quinquas se mettent à discuter tout bas. Elles ne semblent pas en croire leurs oreilles. Je me penche alors vers elles, discrètement et dis à celle qui est la plus proche :

« Je vous confirme, il l'a bien dit… »

Elle me regarde avec des grands yeux, et tapote sur sa voisine :

« Claudine ! Claudine ! Il dit qu'il l'a bien dit ! »

Claudine se retourne alors vers moi et me lance :

« Quand ? Dans quel contexte ? »

Je lui souffle que je n'en sais rien, mais qu'en substance, il l'a dit. Elle semble dubitative.

Un Catalan est d'abord de Catalogne

Paco Ibanez se met à raconter une nouvelle anecdote concernant son enfance au Pays basque. Il raconte qu'il ne parlait là-bas que l »euskera puisque ses grands-parents ne parlaient que deux ou trois mots de castillan. Il nous explique encore le plaisir qu'il prend aujourd'hui à appeler son cousin par téléphone pour pouvoir parler la langue dans laquelle il s'est également toujours adressé à sa mère. Puis, il ajoute l'incroyable bonheur qu'il ressent, alors qu'il vit à Barcelone, lorsqu'il entend les gens parler en catalan sur le marché.

Il nous raconte qu'il s'est rendu il y a peu de temps à Burgos, bastion castillan s'il en est. La plus grande salle de la ville, bondée, lui fait une ovation pendant plusieurs minutes avant même qu'il ait prononcé un mot. Tout à coup, un membre de l'assistance lui crie quelque chose en basque :

« Nous les vaincrons ! »

Il lui répond avant de traduire l'échange au reste de la salle. Il leur dit à quel point il trouve cela beau de voir les gens parler avec la langue et donc avec l'âme de leurs ancêtres. Il leur dit également qu'un Catalan est avant tout de Catalogne, et qu'il est espagnol après, s'il le veut bien.

Il s'étonne alors du froid lancé auprès d'un public, son public, qu'il considère pourtant comme progressiste et trouve étonnant que sur le sujet de la langue, les réticences puissent être si persistantes, même chez les progressistes. Il chantera donc une chanson en basque, comme dans chacun de ses concerts, puis une autre, comme promis, en provençal.

« C'est un copain, il devra s'en expliquer ! »

A la fin du concert, la salle est vide. Il ne reste plus que les organisateurs, Paco Ibanez, les deux quinquas de tout à l'heure et moi-même. Je ne souhaite pas d'autographe, mais je tiens à lui serrer la main. Comme il est en pleine discussion avec les deux femmes, je reste un peu en retrait, mais à sa vue.

Elles souhaitent l'inviter à un événement du Front de Gauche pour qu'il y chante. L'une des femmes qui me reconnaît, lui dit en me désignant :

« Même si le jeune homme dit que Jean-Luc l'a dit, on vérifiera ! »

Paco Ibanez se tourne alors vers moi et attend que je parle. Loin de moi l'envie de critiquer Mélenchon, je lui dis tout de même :

« Je vis en Bretagne depuis huit ans. Je fréquente les mêmes lieux que les militants de la langue bretonne et même de la cause basque. Je peux t'assurer que quand Mélenchon s'est prononcé contre la promotion des langues minoritaires, ça a fait un tollé dans les milieux bretons, basques, corses, occitans et j'en passe. En substance, il l'a bien dit ! »

Paco Ibanez se tourne alors vers les deux femmes et dit :

« Attention, s'il l'a vraiment dit, je refuse d'apparaître sur la liste, hein ! »

Une femme lance :

« Et pourquoi tu le crois plus que nous ? On lui demandera ! C'est un copain, si c'est vrai, il devra s'en expliquer auprès de nous ! »

Ce à quoi le chanteur leur répond :

« Avec un coup de pied dans les couilles, oui ! Pour qui il se prend, celui-là »

Les organisateurs, qui assistent à la scène, sont hilares.

Je dois y aller. Je tends la main à Paco Ibanez qui me la serre et lui dis en castillan :

« Je dois retourner en Bretagne. Je voulais juste te féliciter pour le concert de ce soir, et te dire merci pour les valeurs que tu chantes. »

Il me répond alors :

« Y tú, puedes decir a tus amigos bretones, los que defienden su idioma, que siempre los apoyaré ! »

Par La Coumpanhio mistralenco - Publié dans : actualitat
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Uno fraso d'Anna Ac'hmatova

Память o сoлнце слабеет. Желтей трава.

La memòrio del souguilh flaquis dapassou. L'èrbo jaunis.

La mèmo fraso en serbo-crouate :

Памћење сунца слаби. Трава жути.

Pamćenje sunca slabi. Trava žuti.

Henri Doniol

Les patois de la Basse-Auvergne, 1878

 

Pagino 20

 

« Si l’accentuation, qui est la prosodie de chaque langue, constitue un signe de race,  la race appartient au patois de la haute Auvergne ; dans ce cas le brivadois est en basse Auvergne le moins éloigné du parler d’autrefois, car il suffit d’ajouter peu de chose à sa prononciation pour le rendre identique au patois cantalien. »

 
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